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Entretien avec Daniel Ichbiah, qui était Steve Jobs ?

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« Si Steve Jobs a révolutionné le monde de l’informatique, c’est avant tout parce qu’il n’a pas eu le regard d’un informaticien. »

 

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Ironie du sort, c’est, pour nombre d’entre vous, en allumant votre iPhone, votre Mac ou encore votre iPad que vous avez appris la mort du père fondateur de ces objets technologiques, partenaires essentiels de notre quotidien : Steve Jobs. Après sept années de lutte, le cancer a finalement eu raison de la résistance hors-norme du Tycoon de la micro-informatique, créateur de tendance et pape de la technologie moderne. Chassé comme un malpropre de la société Apple qu’il avait fondée en 1976 en compagnie de son compère hippie Steve Wozniak, Jobs est revenu dix ans après, reprendre les commandes d’un navire en perdition pour écrire l’une des plus belles « success story » de notre époque. Alors que l’homme à la pomme manque déjà à l’Apple, Daniel Ichbiah, auteur de Les 4 vies de Steve Jobs, nous ouvre les pages du livre de Jobs. 

 

Steve Jobs était un enfant adopté. Cela a-t-il influé sur sa personnalité ? 

Oui, avant tout parce qu’il a eu énormément de chance avec sa famille adoptive. Paul Jobs était un homme simple, de la classe moyenne, qui avait parfois du mal à joindre les deux bouts, mais c’était aussi quelqu’un de très altruiste, intensément désireux de donner à son fils adoptif les meilleures chances de succès. Dès que Steve a six ans, Paul Jobs lui aménage une place dans son établi et lui apprend à construire des choses. Par la suite, ce même Paul Jobs va s’intéresser à l’électronique et transmettre, là encore, son savoir à son rejeton. Steve va très tôt acquérir un goût du montage, du démontage, de la construction. Il veut arriver à savoir comment fonctionne le moindre objet. Steve a eu ces mots extrêmement affectueux à l’égard de Paul Jobs : « J’espère juste pouvoir être un père aussi bon envers mes enfants que mon père l’a été. J’y pense chaque jour de ma vie. »  

 

Comment est née la société de Steve Jobs : Apple ? 

La chance a voulu que Steve Jobs ait pour voisin proche un dénommé Steve Wozniak, véritable génie de l’électronique et de l’informatique… Avant tout, Jobs a suivi un étrange parcours. Lorsqu’il se retrouve à l’université, les cours ne l’intéressent pas. En revanche, il développe une attirance très forte pour les philosophies orientales – nous sommes au début des années 1970 et ces sujets sont alors à la mode. Après une année et demi d’université où il sèche les cours de son cursus normal, il trouve un petit travail chez Atari, alors une société en pleine expansion dans le tout nouveau secteur du jeu vidéo. Une fois qu’il a gagné assez d’argent, il effectue un voyage en Inde avec un ami rencontré à l’Université, Dan Kottke. Jobs espère trouver l’illumination. Il sera très déçu. À son retour aux USA, il décide de se consacrer à la technologie et retourne chez Atari. Peu après, le premier micro-ordinateur apparaît, l’Altair, en janvier 1975. Steve Wozniak réalise qu’il peut faire beaucoup mieux. Il crée alors l’Apple I, et Steve Jobs devient tout excité : il a le pressentiment que la révolution micro-informatique est en marche, et que lui et Wozniak peuvent s’imposer. Il va donc user d’un talent de persuasion énorme pour convaincre Wozniak de créer Apple…

 

Quel est le rapport qu’entretenaient Steve Jobs et Steve Wozniak au début d'Apple ? 

Wozniak est plus âgé de 4 ans que Jobs et c’est un surdoué, quelqu’un qui a une compréhension très intime de la technologie, qui, pour le moindre problème trouve des solutions élégantes et économes en terme de composants. Dans le même temps, c’est un baba cool typique, pas spécialement intéressé par le gain financier. Il a même le défaut – aux yeux de Jobs – de donner ses designs à qui le désire (Jobs et Wozniak fréquentent alors un club d’amateur de micro-informatique). Jobs va devenir le stimulateur de Wozniak, c’est lui qui va l’inciter à créer Apple, à développer l’Apple II et, progressivement, à ne travailler que pour Apple… Une fois qu’il s’est métamorphosé en chef d’entreprise malgré lui, le hippie Steve Jobs devient un farouche businessman : Il négocie les prix des composants, s’occupe d’écouler les ordinateurs conçus par Wozniak, conçoit le marketing d’Apple… Le plus étrange, c’est qu’il a encore le look hippie (cheveux longs, barbe, aspect négligé) mais, en même temps, il rend visite à des investisseurs en costume et les persuade de par son charisme de seconder Apple ! Il demeure que c’est Wozniak qui a conçu l’Apple II, l’ordinateur qui est à l’origine de la révolution micro-informatique.

 

En quoi Steve Jobs a-t-il, dès le départ, révolutionné le monde de la micro-informatique ? 

Si Steve Jobs a révolutionné le monde de l’informatique, c’est avant tout parce qu’il n’a pas eu le regard d’un informaticien. À l’époque où sort l’Apple II (1977) puis le Macintosh (1984), le grand public associe les ordinateurs à quelque chose de laid, de rébarbatif, réservé à une clique de spécialistes (les informaticiens). Jobs voit beaucoup plus loin. Il voit dans l’ordinateur un outil de créativité, quelque chose qui peut aider Monsieur Tout-le-monde. Avant tout, il est guidé par une vision esthétique. Un ordinateur, cela doit juste être beau. Pour cette époque, c’est une approche hyper novatrice. D’ailleurs, quand Bill Gates de Microsoft voit le prototype du Macintosh en 1981 (en secret, afin que Microsoft puisse écrire du logiciel pour Apple), il réalise immédiatement que Jobs a vu juste, que c’est là qu’il faut aller. Et c’est alors qu’il lance le développement de Windows, un système concurrent pour les PC…

 

Vous brossez un parallèle entre Steve Jobs et Bob Dylan. Pouvez-vous nous expliquer en quoi ces deux personnages se rejoignent sur de nombreux points ? 

Ils ont tous deux une même qualité : Ils ne se soucient aucunement de l’opinion des autres. Le personnage de Bob Dylan a réellement été comme un modèle pour Steve Jobs. En 1966, alors que Jobs a 11 ans, Dylan a décidé d’abandonner la musique folk de ses débuts, il est fasciné par la musique rock des Rolling Stones et des Byrds, et veut lui aussi créer ce type de musique. En conséquence, Dylan se fait constamment huer par le public de ses débuts, mais il tient bon, il affronte des foules qui le conspuent et assure son concert comme prévu. Dylan est en fait en avance d’une décennie ou davantage car le single qu’il a alors sorti, Like a Rolling Stone, va être consacré par Rolling Stones Magazine comme le meilleur morceau rock de tous les temps, vers 2005. Il a une approche d’artiste qui n’a aucunement besoin de l’approbation de ses contemporains. Steve Jobs a en partie adopté cette attitude. Une sorte de conviction intime qu’il réalise les produits, on pourrait presque dire, les « œuvres » qu’il désire faire créer. Et donc, il ne modifie en rien sa route lorsque surviennent les critiques. Sur le tard, avec l’iPod et l’iPhone, cette approche lui a réussi à grande échelle. Une approche artistique, sans compromis aucun.

 

Steve Jobs était-il un hippie dans l’âme ? 

Disons qu’il vit son adolescence alors que la vague hippie apparaît : il a 12 ans lors du Summer of Love [Été de l’Amour, ndlr] de 1967. Il accroche donc naturellement à l’esprit de contestation de cette époque, lié en grande partie au refus d’une partie de la jeunesse américaine d’aller se battre au Vietnam, et de suivre la volonté d’un président retors, Richard Nixon. Généralement, un grand nombre des jeunes qui ont été contestataires durant cette période – qui part du milieu des années 1960 au milieu des années 1970 – va progressivement rentrer dans le rang, se couper les cheveux, se mettre en costume, devenir des businessmen. Ils repenseront à ces années comme à des folies de jeunesse. Steve Jobs, pour sa part, va conserver une partie de sa psyché dans les idéaux de ces années-là, sans doute parce qu’il a accroché au passage aux philosophies spiritualistes orientales. Une part de rébellion subsiste en lui au fil des ans.

 

En 1985, Steve Jobs a été viré de chez Apple, la société qu’il a fondé. Il déclarera : « À 30 ans, je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec pertes et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes. » Comment va-t-il vivre cette traversée du désert ? 

Il part d’Apple animé d’un désir de revanche, d’une énorme envie de recréer un phénomène à la Macintosh – le lancement du Mac en janvier 1984 a été le grand moment de gloire de Steve Jobs, celui où il a été consacré comme le grand novateur de l’informatique, où il est apparu comme une star à part entière. Il crée donc NeXT avec l’ambition de réitérer le coup du Macintosh. Et il va, de fait, lancer une machine révolutionnaire. Toutefois, il arrive trop tard. En 1984, les entreprises commençaient tout juste à s’équiper d’ordinateurs. En 1989, elles ont acquis des dizaines de millions d’IBM PC et, pour certaines d’entre elles, des Macintosh. Il n’y a plus de place pour un troisième standard. De plus, Jobs a créé une machine géniale mais trop chère, dépourvue de logiciels. Le début de l’année 1993, lorsqu’il arrête l’activité ordinateur de NeXT (pour ne conserver que le système NeXTStep) est un des moments les plus durs qu’a vécu Jobs : les stocks de NeXT sont bradés comme de la quincaillerie à des entreprises qui vont recycler cette ferraille… Par bonheur, NeXTStep va permettre à Jobs de rebondir. NeXTStep, c’est ce qui va devenir MacOS X.

 

Le fait d’être viré de sa propre société par John Sculley, que Steve Jobs avait placé à la tête d’Apple, l’a-t-il rendu plus méfiant, plus dur à l’égard de ses collaborateurs ? 

Je n’ai pas eu d’informations laissant entendre cela. Au contraire, lors de l’aventure NeXT, Jobs a bien failli se faire avoir une deuxième fois. Pour promouvoir NeXT, Jobs avait recruté un Anglais, Peter van Cuylenburg. La présence de ce dernier a été fort mal vécue : mois après mois, les vice-présidents donnaient leur démission. Or, Jobs le gardait tout de même. Un jour, Scott McNealy, PDG de Sun, a reçu un appel de Van Cuylenburg. Ce dernier proposait un deal secret grâce auquel Sun aurait racheté NeXT, et mis Jobs à la porte : Van Cuylenburg aurait pris sa place ! Scott McNealy aurait pu en profiter : NeXT était concurrent de Sun. Mais il s’est montré intègre et a informé Jobs de la trahison de Van Cuylenburg !

 

L’aventure Pixar est-elle, après l’échec de sa société Next, ce qui va remettre Steve Jobs dans la course ? 

Absolument. En 1995, Jobs apparaît vraiment comme un has been. L’histoire a continué de se faire sans lui. À présent, le héros de la micro-informatique est devenu Bill Gates qui, grâce à Windows est devenu l’homme le plus riche du monde. Et soudain, à la sortie de Toy Story, la situation change du tout au tout. Le film est un blockbuster, mais aussi le tout premier long métrage en 3D. Pixar est mis sur le devant de la scène et acclamé. Quelques jours plus tard, Jobs, principal actionnaire, fait alors entrer Pixar en bourse et devient milliardaire. Il est à nouveau acclamé de partout. Il a réussi un come back retentissant qui va lui donner la crédibilité nécessaire pour pouvoir reprendre Apple, environ un an plus tard…

 

Comment se passe le retour de Steve Jobs en 1997 au sein d’Apple ? Est-il animé d’un sentiment de revanche face à l’injustice de sa destitution plus de dix ans auparavant ? 

Non. Jobs est très ému. Il compare Apple à la première fille que l’on a aimée et pour laquelle une tendresse demeurerait intacte. Il arrive davantage avec l’attitude de celui qui, au fil des années, a vu Apple sombrer dans l’erreur et n’a cessé de mijoter ce qu’il ferait s’il était là. Il arrive donc avec de très bonnes idées et l’aura suffisante pour pouvoir les faire appliquer.

 

Alors qu’Apple multiplie sa gamme d’ordinateurs, l’une des grandes idées de Steve Jobs va-t-elle être de recentrer sa marque vers quelques produits phares ? 

 

C’est son premier coup de génie. Apple est devenu un constructeur comme un autre avec un catalogue interminable de produits. Jobs veut faire simple et beau. Il considère que si lui-même a du mal à s’y retrouver dans la gamme Apple, il en sera forcément de même au niveau du grand public. C’est sa première décision marquante lorsqu’il revient chez Apple, mais ce n’est qu’une décision brillante parmi d’autres. En décidant de fermer la porte aux clones – un drame pour les fabricants de compatibles Apple qui sont alors apparus – il va faire en sorte de restaurer une marge bénéficiaire pour les ordinateurs Apple vraiment unique en son genre, et qui va être une des clés du bénéfice énorme que va réaliser la marque.

  

Vous dîtes que lors d’une visite dans les laboratoires de recherche chez Xerox, Steve Jobs avait été touché par la Grâce. En un éclair de seconde, il avait entrevu un futur magnifique : la fusion de l’artistique et de l’informatique. Est-ce cela qui a largement contribué à la réussite d’Apple auprès du public ?

C’est en 1979, lors d’une visite aux centres de recherche de Xerox, qu’il voit pour la première fois l’interface graphique, la souris, les fenêtres, les icônes… Et c’est là la force de Steve… Là où Xerox n’a vu que quelque chose d’expérimental, il voit immédiatement que c’est cela que le grand public va vouloir, quelque chose de beau, de convivial. Il lance donc alors le projet Macintosh. Jobs a vu juste, mais en réalité le Mac ne va pas s’imposer tout de suite auprès du public : il n’a pas assez de mémoire, il chauffe trop… En revanche, l’interface graphique va s’imposer, en partie via Windows de Microsoft – et cela c’est une autre histoire, liée à la compétition que Jobs et Gates ont longtemps eu entre eux. Le triomphe d’Apple n’arrive pas avant les années 2000 via l’iPod et l’iPhone.

 

iMac, iPod, iPhone puis iPad, comment vont germer dans la tête de Steve Jobs de telles idées novatrice ?

Ils n’ont pas germé dans l’esprit de Jobs. La force de Jobs, c’est d’avoir vu, dans les projets de ses designers & ingénieurs – notamment Jonathan Ive - que certains d’entre eux étaient particulièrement novateurs et qu’il fallait les mettre à la disposition du public. En ce sens, le rôle de Jobs s’apparente davantage à celui d’un directeur artistique. Et il n’est pas négligeable : Darcus Beese, chez Island, entendait des dizaines de chanteuses à longueur de mois. Lorsqu’il a entendu Amy Winehouse, il a immédiatement fait un bond et dit qu’il voulait cette fille. Et comme on ne voulait pas lui dire qui c’était, il passé des mois à la rechercher. C’est cela un bon directeur artistique et c’est ce que fait Jobs. Il est également intervenu sur la finition de tels produits car une autre de ses forces, c’est le sens du petit détail qui fait toute la différence.

 

Comment Steve Jobs a-t-il pris à bras le corps son cancer du pancréas ? Son investissement corps et âmes dans Apple a-t-il été une forme de cure médicinale ?

Jobs est un individu adepte de courants de pensée alternatifs et il a donc cherché sa voie dans une thérapie non médicale à base de légumes - il faut tout de même savoir qu’en Californie, ce type d’approche est courant ; le médecin qui clame avoir les meilleurs résultats au monde, le Dr Young, utilise ce type de pratique. Au bout de six mois, il a tout de même dû se rendre à l’évidence : il lui fallait en passer par une approche ‘classique’. Pour le reste, c’est quelqu’un qui pratique une ‘hygiène de vie’ et cela est lié aux philosophies auxquelles il a adhéré dans sa jeunesse, c’est quelque chose d’indépendant d’Apple.

 

Le 24 août 2011, Steve Jobs démissionne d’Apple pour raisons de santé. Pensez-vous que la société puisse faire aussi bien sans ce gourou de l’informatique ?

Non, vraiment pas… Jobs est un directeur artistique hors pair, un découvreur de talent mais il a aussi la force de caractère pour imposer ses idées envers et contre tout, il a une telle confiance en lui-même qu’il ne se soucie aucunement de l’opposition et de plus, il dispose d’une aura suffisante pour pouvoir, sur le finish, imposer ses volontés à un conseil d’administration timoré. Alors, oui, Jonathan Ive, créateur de l’iMac, de l’iPod, de l’iPhone, de l’iPad est toujours là. Mais s’il a demain une idée un peu trop fantasque, qui sera là pour la défendre ? Et si demain un nouveau Jonathan Ive apparaît dans les rangs d’Apple, qui sera là pour jouer le rôle de découvreur, pour le soutenir quoiqu’il arrive, pour aller jusqu’au bout ? Je ne pense que Tim Cook ait cette capacité.

 

Steve Jobs citait le légendaire joueur de hockey sur glace Wayne Gretzky pour définir sa politique vis-à-vis d’Apple : « Je patine à l'endroit où le palet va être, et non là où il a été » Au-delà de l’aspect professionnel, est-ce cela qui a guidé la vie de ce génie de l’inf

Je pense que cette citation est anedoctique mais qu’elle révèle une part de son ‘attitude’ et de la fameuse confiance en lui-même évoqué dans la question précédente. Jobs est intimement persuadé de voir juste. Cela lui a souvent réussi mais cela l’a aussi entraîné dans l’erreur… Ce n’est qu’avec le temps qu’il a réussi à mettre un peu d’eau dans son vin et élargir un peu sa vision, juste assez pour que son génie se traduise dans des appareils entrés dans la légende…

 

Penser Apple, c'est penser Steve Jobs. Que peut-être le futur de la marque à la pomme après le décès de son mentor ?

Nous sommes dans un cas de figure où l'importance du leader est immense. Steve Jobs avait une approche assez unique : il allait à l'encontre du marketing pour simplement suivre sa propre intuition. Il adoptait une vision d'artiste n'ayant pas de compte à rendre. Et son premier atout, c'était de jouer les 'directeurs artistiques' de génie. C'est lui qui en 1997 a détecté dans les cartons de Jonathan Ive le projet iMac, un ordinateur au look de bonbon et a décidé qu'il fallait produire cela alors qu'en interne, les gens du marketing n'y croyaient pas. C'est lui a eu l'idée de l'iPhone lorsqu'on lui présenté la technologie tactile multi-touch... Le souci pour son successeur est de deux types : aura-t-il le flair de Jobs et aura-t-il l'aura nécessaire pour imposer cette vision ?

 
Apple ne montre t-il pas les limites du personnal branding ?

Dans une certaine mesure, mais des sociétés telles que Disney ou Ford ont tout de même réussi à survivre à leur fondateur. Il faut toutefois que le dirigeant soit à la hauteur. Dans les années 90, Katzenberg a redressé Disney qui connaissait un passage à vide en lançant des productions telles que le Roi Lion. Le défi, pour Apple, c'est d'arriver à bien comprendre ce qui a fait sa force (aller à contre courant, innover) et de trouver l'oiseau rare à même de faire persister cet esprit sur le long terme.

 

Propos recueillis par Nicolas Valiadis 

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