ECONOMIE

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Entretien avec Pascal Roussarie, directeur de la communication corporate de Cetelem*

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 « Le crédit renouvelable, c’est la Formule 1 du crédit. C’est un produit utile, sophistiqué et performant. Mais mal expliqué et mal compris il peut conduire aux sorties de route ». 

 

roussarie

 

En 1953, Jacques de Fouchier créé Cetelem, société destinée à aider les ménages à acheter des biens d’équipements ménagers au sortir de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, Cetelem propose tous les types de crédits, du prêt immobilier aux crédits renouvelables. En 2007, la fusion d’UCB (spécialiste du crédit immobilier) avec Cetelem (spécialiste du crédit à la consommation) a permis de regrouper les deux types de crédit au sein d’une seule et même structure. De cette union est née BNP Paribas Personal Finance (Cetelem en France) qui représente le bras armé de BNP Paribas pour le crédit aux particuliers. À l’heure où, dans l’esprit des Français, crédit rime souvent avec danger et surendettement, Pascal Roussarie, directeur de la communication corporate de Cetelem, nous brosse le tableau d’un marché dont les idées reçues sont pour la plupart fausses. Alors, le crédit a-t-il injustement mauvaise presse ? Réponse dans le texte !

Les Français sont-ils de grands consommateurs de crédit ?
Lorsque l’on écoute tout ce qui est dit, on a l’impression que les Français sont très endettés. En réalité, pas du tout ! Nous sommes deux fois et demi à trois fois moins endettés que les Anglais ou les Scandinaves, une fois et demi moins que les Allemands et les Espagnols. On partage avec l’Italie le fait d’être deux pays développés où le niveau de crédit est relativement faible. En France, pour simplifier, nous sommes des épargnants, parmi les champions du monde de l’épargne même ! Contrairement à une autre idée reçue, en France, on est peu propriétaire, ce qui explique aussi que l’on prenne peu de crédit. En fait, si on devait caractériser nos concitoyens, ce sont des fourmis qui épargnent beaucoup, ont peu de crédits et sont peu propriétaires. Pour citer un exemple, le niveau de crédit à la consommation distribué en 2010 est le même que celui distribué en 2000 ! En dix ans, le marché du crédit en France a donc baissé puisqu’il est resté au même niveau alors que la population, elle, a augmenté. Il faut pourtant savoir que notre pays bénéficie des taux de crédit parmi les plus bas. En moyenne, le crédit à la consommation est facturé environ 7% (taux annuel effectif global). Ce 7% est construit à partir de crédits à 4 ou 5% pour des personnes installées dans la vie qui ont une bonne assise et prennent des crédits à « gros montants moyens » pour des travaux, une voiture… Et, à l’autre bout du spectre, des gens moins bien installés dans la vie, en recherche de trésorerie et souvent aiguillés vers du crédit renouvelable à 15 ou 20%. Ce sont hélas les gens les mieux installés, parfaitement renseignés par leurs banquiers ou leurs conseillers fiscaux, qui utilisent le plus souvent le crédit à bon escient pour s’enrichir. Pour d’autres, moins bien conseillés et pas suffisamment avertis, le crédit peut parfois être un danger.

Contrairement aux idées reçues, les Français n’ont donc pas été plus consommateurs de crédit avec l’arrivée de la crise !
Je vais même vous dire mieux que ça ! Lorsque l’on a commencé à parler de la crise économique en 2007/2008, j’ai rencontré plusieurs leaders d’opinion, des parlementaires notamment, qui souhaitaient imposer des mesures drastiques concernant le crédit. Ils m’avaient assuré que les Français en période de crise allaient massivement avoir recours au crédit. Résultat, en 2009, au plus fort de la crise, la production de crédit a fait -14% sur l’année 2008 ! Lorsqu’ils souhaitent consommer, les Français ont davantage le réflexe d’utiliser leur épargne que le crédit. Il serait bon d’exploiter ce potentiel du crédit dans l’hexagone puisque, comme son nom l'indique, le crédit à la consommation soutient cette consommation qui est le premier moteur de la croissance.

Si la demande de crédit a diminué depuis le début de la crise en 2008, avez-vous par contre constaté une plus grande difficulté chez certains clients pour faire face aux remboursements ?
C’est durant cette année 2009 où le crédit a fait moins 14% en production que les dossiers de surendettements ont le plus progressé. Donc oui, il y a plus de surendettement, mais lier ce phénomène au crédit n’est pas si simple ! Aujourd’hui, en commission de surendettement, on voit de plus en plus de personnes qui n’ont pas de crédit ! Dans 75% des cas, d’après une étude de la Banque de France, le surendettement est lié aux accidents de la vie (chômage, divorce, maladie…). Seuls 13% des cas en commission de surendettement sont des personnes qui, en effet, ont abusé en cumulé trop de crédits. Dans les années 1990, ce chiffre était de plus de 20% ! Les Français sont très responsables en matière de crédit.

Vous pensez donc que, si l’image du crédit en France est mauvaise, c’est que la communication faite sur le sujet a été ratée ?
Sans aucun doute ! Pas assez d’explication et de transparence. Je vais vous donner un exemple. Si vous prenez votre voiture et que vous avez un accident, la première chose que l’on va dire, ce sera : « Il avait bu, il avait pris de la drogue, il roulait comme un fou ! » On va toujours dire, avant même de savoir comment cela s’est produit, que vous êtes responsable de l’accident. On ne va pas se demander si c’est votre voiture qui a connu une défaillance technique. Au niveau du crédit, en revanche, si vous allez en commission de surendettement, ce sera forcément parce que le préteur n’a pas bien renseigné ou encore n’a pas donné le crédit qui correspondait le mieux à vos besoins. Verdict : il y a donc un véritable problème d’image car systématiquement c’est le prêteur qui est montré du doigt. Or le crédit ne peut être responsable qu’avec un prêteur responsable et un emprunteur responsable.

Si demain je souhaite contracter un crédit auprès de Cetelem, quels sont les documents à fournir ?
Le premier document que l’on demande est une pièce d’identité. Pas seulement pour savoir qui vous êtes, mais simplement parce que l’on a besoin d’entrer dans la machine votre nom, prénom et date de naissance de façon précise. Ceci nous permet de vérifier si vous êtes inscrit ou non dans le fichier des incidents de paiement. Cette consultation du fichier est désormais obligatoire avec la nouvelle loi Lagarde sur le crédit à la consommation. Si vous figurez sur le fichier des incidents de paiements, la réponse à votre demande sera négative avant même d’aller plus loin ! Deuxième chose, on va vous demander un justificatif de revenus afin de vérifier si ce que vous dites est vrai ou pas, même si, vis-à-vis de la loi, les organismes de crédit ne sont pas obligés de demander ce type de document pour un montant inférieur à 3000 euros. Enfin, bien souvent, on vous demande un chèque annulé. Pourquoi un chèque annulé plutôt qu’un RIB ? Tout simplement parce que le chèque annulé prouve que vous possédez un chéquier alors que tout titulaire d’un compte à qui on a retiré ses instruments de paiements peut fournir un RIB! Nous avons également chez Cetelem des systèmes de scorings qui nous donnent de vraies indications. Cetelem existe depuis 1953, cela fait donc pas loin de soixante ans que nous analysons la vie de nombreux dossiers. J’inscris dans un programme tous les éléments vous concernant (métier, situation de famille, revenus, charges…), et la machine me sort une « note », ce qu’on appelle le « scoring ». En fonction de cette note, on sait statistiquement si le crédit va être payé ou non. C’est le savoir-faire des sociétés de crédit que les banques n’avaient pas il y a plusieurs années. C’est la raison pour laquelle BNP Paribas, c’est Cetelem, le Crédit Agricole, c’est Sofinco et Finaref, le Crédit Mutuel, c’est Cofidis, la Société Générale, Franfinance… Toutes les grandes banques ont ainsi aujourd’hui leur spécialiste du crédit car c’est un métier à part entière. Après, vient l’analyse du budget ! Il y a combien d’entrées et combien de sorties ? Avec tous ces éléments, et le niveau de cohérence du projet présenté, on regarde si cela passe ou pas ! Je vais là encore tuer une idée reçue. On dit qu’il ne faut pas être endetté à plus de 30% ! C’est une vraie bêtise ! Celui qui gagne 10 000 euros par mois peut être endetté à 80%, il lui restera encore 2 000 euros pour vivre. Celui qui gagne 1 000 euros par mois, même s’il n’est endetté qu’à 20%, aura des difficultés pour boucler les fins de mois ! Le sujet n’est donc pas les 30% d’endettement, mais le fait de pouvoir continuer à vivre convenablement malgré son ou ses crédits !

Sur dix crédits demandés, combien sont refusés ?
Trois ! On refuse en moyenne 30% des demandes. On  communique d’ailleurs sur ce chiffre afin de montrer que, contrairement aux idées véhiculées par certains médias, les organismes de crédit ne prêtent pas dans n’importe quelle condition. Nous, c’est aussi le pouvoir de dire non, dans l’intérêt des clients ! Notre métier est de ne pas prêter à tout le monde, tout en mettant le curseur au bon endroit afin de ne pas laisser des gens sur le bord de la route. Un objectif majeur pour Cetelem : « Favoriser l’accès au crédit au plus grand nombre tout en luttant contre le surendettement »

De quels moyens de recouvrement disposez-vous si une personne ne rembourse plus son crédit ?
Première chose, je dirai à toutes les personnes qui se retrouvent en difficulté financière et ne peuvent plus rembourser leur crédit de nous contacter et de ne surtout pas se cacher et faire la politique de l’autruche ! Lorsque cela commence à déraper financièrement, il faut savoir que tout va alors très vite … Et surtout ne pas prendre de nouveaux crédits dans l’espoir de se « refaire ». Si le client nous expose concrètement ses difficultés,  nous pouvons suspendre des mensualités, faire des reports d’échéance, renégocier afin de cumuler tous les crédits en un seul… Si vraiment la situation est extrêmement compliquée, nous pouvons lui conseiller d’aller déposer un dossier de surendettement à la Banque de France ce qui permet de réunir tous les créanciers autour de la table et de trouver une solution adaptée.

Quel est le chiffre d’affaires annuel de Cetelem ?
C’est assez compliqué car il y a deux façons de voir l’activité ! Soit on se base sur les encours (les crédits en cours depuis qu’ils ont été contractés) qui s’élèvent à plus de 120 milliards d’euros dans le monde pour notre entreprise (crédits à la consommation ET crédits immobilier) et qui sont ce sur quoi on se rémunère via les intérêts. Ce montant fait de BNP Paribas Personal Finance le numéro 1 en France et en Europe. Il est assez « drôle » de constater que les Français sont peu endettés et qu’en même temps, ce sont deux sociétés hexagonales qui sont leaders en Europe sur le marché du crédit (Cetelem/ Groupe BNP Paribas et Sofinco/Groupe Crédit Agricole). Avant la crise, il y avait cinq ou six acteurs majeurs du crédit en Europe dont des sociétés américaines (General Electric, City Group). Aujourd’hui, il ne reste que trois acteurs majeurs qui font partie de trois banques traditionnelles, les deux que je viens de vous citer, BNP Paribas Personal Finance et Crédit Agricole, et la banque espagnole Santander. Le chiffre d’affaires, lui, représente toute la production sur une année.

Cetelem, l’un des leaders européens donc, ainsi que les organismes de crédit en général ont mauvaise presse. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Si l’image est mauvaise, c’est parce qu’à un moment, les organismes de crédit n’ont surement pas bien fait leur boulot ! Lorsque la télévision vous montrait des publicités dont le message était : un coup de téléphone et vous obtenez trois ou quatre mille euros immédiatement, ce n’était tout simplement pas responsable ! Faire rêver les gens sur des projets, sans retenue, est le meilleur moyen de les envoyer dans le mur ! Le petit bonhomme vert créé pour les publicités Cetelem permet de parler de la façon d’aborder le crédit et non pas de dire aux gens : « Demain sur un simple coup de fil, vous pourrez vous offrir une voiture, un voyage ou un bateau ! » Depuis 2004, chez Cetelem, nous expliquons concrètement aux gens ce qu’est le crédit, pourquoi c’est utile, comment cela fonctionne, le cadre juridique réglementaire, le surendettement, via notre politique de crédit responsable®… Nous faisons partie des sociétés qui ont fourni beaucoup de travail pour informer ses clients. Malgré tout cela, il suffit que dans l’année, il y ait un ou deux cas dramatiques de surendettement fort médiatisés et nous avons du mal à être audibles en disant que, chez Cetelem, 98% des dossiers sont soldés intégralement, que l’on refuse 30% des demandes de crédit ... C’est comme si vous veniez me voir en me disant : « Je suis malade ! » et que je vous répondais : « Ne vous inquiétez pas, 99% des Français ne le sont pas ! » Malheureusement, le plus souvent, lorsque les journalistes ou les leaders d’opinions parlent de nous, c’est pour dire que cela ne va pas. J’ai rarement entendu quiconque dire que notre métier était utile ou que nous faisions correctement notre travail. Parler d’un drame fait hélas plus d’audimat que de décortiquer ce qu’est la réalité des organismes de crédit ! Attention, je ne dis pas que tout est rose sur le secteur du crédit mais, en France, le marché se développe de façon responsable.

On parle actuellement d’un fichier positif. Vous pouvez nous en dire plus ?
L’idée de départ est simple ! Comment Monsieur X ou Madame Y a pu réussir à obtenir 25 crédits sans que personne ne s’en inquiète ? S’il y avait eu un fichier positif, c’est-à-dire un endroit où les crédits de chaque personne sont enregistrés et répertoriés afin d’éviter les abus, ce type de problème n’existerait plus ! Sur le papier, cela semble effectivement une bonne idée, mais nous restons très prudents. Je vous disais que 75% des cas de surendettement étaient liés aux accidents de la vie. Ce n’est pas parce que je vais vous identifier dans un fichier que je vais pouvoir prévoir que vous allez perdre votre emploi, que vous allez divorcer ou que vous allez tomber malade ! Deuxième point, dans les pays où il existe des fichiers positifs (Etats-Unis, Royaume-Uni, Belgique…), le fichier n’est pas toujours utilisé pour lutter contre le surendettement, mais pour faire du « business ». Si je tape votre nom, que j’ai tous les éléments vous concernant et que je constate que vous avez peu de crédits, je vais vous appeler pour vous démarcher ! Troisième point, on sait que les Français n’aiment pas trop se savoir sur des fichiers. Est-ce bien que je connaisse totalement votre situation personnelle ? Je ne suis pas avec vous dans l’isoloir lorsque vous votez ! D’ailleurs, les associations de consommateurs qui, au début, étaient favorables à la création d’un tel fichier se sont, pour la plupart, rangées derrière ces arguments. Les conclusions sur l’instauration d’un fichier positif vont être rendues au mois de juin et, si on se dirige vers ce type d’instrument, je ne sais absolument pas aujourd’hui la façon dont il sera conçu !

En parlant de démarchage concernant les organismes de crédit, pour quelle raison, si je bénéficie d’un paiement en trois fois sans frais dans une grande enseigne, reçois-je quelque temps après des propositions de prêts de votre part ?
Si le crédit à mauvaise presse, c’est essentiellement à cause du crédit renouvelable et de certaines pratiques sur les lieux de vente. Si vous allez faire vos courses dans un grand magasin et que l’on fait une annonce pour vous dire qu’en prenant une carte, vous aurez 30% de remise sur un costume, vous prenez la carte afin de bénéficier de cette offre. Le problème, c’est que l’on n’explique pas suffisamment que, derrière tout cela, il y a une ligne de crédit. Vous avez pris cette carte pour bénéficier d’offres promotionnelles et puis, six mois après, vous perdez votre emploi. Dans cette situation, aucun organisme de crédit et aucune banque ne vous prêtera d’argent. Là, vous allez vous rappeler que, grâce à votre carte, vous avez accès à de l’argent. Comme vous avez un besoin immédiat de liquidités, vous allez donc utiliser cette réserve, ce crédit renouvelable ce qui peut d’ailleurs vous fournir une bouffée d’oxygène pour passer la période comme on l’appelle. Aujourd’hui, il y a 40 millions de cartes en France et donc presque tout le monde en possède une d’un grand magasin. Dans 81% des cas, ces cartes sont utilisées pour obtenir des remises ou payer en plusieurs fois sans frais, et dans 19% des cas, elles servent de crédit renouvelable sans que l’on ait suffisamment expliqué en amont au client la façon dont cela fonctionnait. C’est un peu comme si on donnait une Formule 1 à une personne qui vient d’avoir le permis de conduire. Le crédit renouvelable, c’est la Formule 1 du crédit. C’est un produit utile, sophistiqué et performant. Mais mal expliqué et mal compris il peut conduire aux sorties de route ».

Quelles sont à ce sujet les principales modifications apportées par la réforme du crédit décidées par Christine Lagarde (loi 2010-737 du Code de la consommation) du 1er juillet 2010 ?
La loi Lagarde a permis de dissocier ce qui relevait de la promotion, de la fidélisation et du crédit ! Elle a décidé également que si on avait une carte de crédit, on payait obligatoirement par défaut au comptant. Si l’on souhaite un crédit, il faut désormais expressément le demander. Elle essaie de mettre en place des mesures pour éviter les excès qui ont engendré la mauvaise image du crédit aujourd’hui ! Depuis 1978, il y a eu une vingtaine de lois sur le crédit, ce qui prouve bien que ce marché n’a pas su vraiment s’autoréguler. La loi crédit consommation de Christine Lagarde est une des trois lois majeures depuis 1978. Il y a tout d’abord eu la loi Scrivener qui a instauré les sept jours pour se rétracter après un achat (la loi n°78-22 du Code de la consommation du 10 janvier 1978 sur la protection et l'information des consommateurs dans certains domaines du crédit, dite loi Scrivener, a pour objectif d'améliorer l’information préalable du consommateur et de le protéger concernant les crédits. Elle renforce la protection de l'emprunteur, mais aussi des co-emprunteurs et des personnes s'étant portées caution). En 1989, il y a eu les lois Neiertz qui luttaient contre le surendettement (cette loi vise surtout à apporter des solutions au surendettement via des négociations amiables entre débiteurs et créanciers. Elle stipule déjà la possibilité de déposer un dossier devant la commission de surendettement pour bénéficier d’un traitement de ses difficultés et obtenir notamment des délais de paiement. La loi Neiertz prévoit également une procédure de redressement judiciaire pour régler le surendettement). Aujourd’hui, la nouvelle loi joue notamment sur la publicité avec l’inscription d’une nouvelle mention légale sur l’obligation de remboursement du crédit, sur le crédit renouvelable qui doit être encadré et dissocié de la fidélisation et sur le mécanisme de calcul des taux de l’usure datant de 1966 ! … Si je vous fais un prêt personnel, je n’ai pas le droit de dépasser 9%. Mais si vous débutez dans la vie, que vous avez besoin d’un faible montant et qu’il y un risque plus grand de non remboursement, l’organisme de crédit ne pourra pas faire une opération profitable via un taux à 9% . Du coup, il vous aiguillera bien souvent sur un crédit renouvelable à 15 ou 20% et la banque sur un découvert autorisé qui vous coûtera aussi cher. La nouvelle loi dit qu’il y aura un taux d’usure par montant, mais quel que soit le type de crédit (crédit renouvelable ou crédit classique). Il y aura donc un taux plafond de 0 à 3000 euros, un autre de 3000 à 6000, et un dernier au-delà de 6000 euros. Nous pensons vraiment que cette loi va dans le bon sens.

La fondation Cetelem a pour vocation de développer et promouvoir l’éducation budgétaire. Pouvez-vous nous en dire un peu plus concrètement sur l’action de cette fondation ?
Nous possédons une Fondation, La Fondation Cetelem, depuis 1992. Au départ, elle avait pour vocation d’aider des étudiants qui avaient de beaux projets par le biais d’attributions de bourses. Puis, nous avons souhaité une fondation qui soit davantage liée à notre métier de tous les jours. Depuis la crise notamment, lorsque l’on parle avec des politiques, des sénateurs, des associations …, On constate que le thème de l’éducation budgétaire ressort tout le temps. Il est vrai qu’à l’école, on n’apprend pas à gérer un budget ! Ce sont des lacunes énormes. Les plus jeunes notamment ne savent pas toujours comment fonctionne un crédit, comment s’occuper de son épargne… Nous avons donc décidé de faire quelque chose pour l’éducation budgétaire. En interne, nous avons  travaillé des modules tels que : comment bien gérer son budget ?, comment lutter contre le surendettement ? … Le problème, c’est que, si moi j’arrive dans une école en tant que Cetelem pour parler d’éducation budgétaire, on ne va pas facilement m’ouvrir les portes. Nous avons donc décidé de travailler main dans la main avec des associations. Nous fournissons les modules et elles se chargent de les communiquer. Notre idée est d’avoir un discours préventif afin d’éviter à certains d’aller dans le mur plus tard. Dans notre dispositif de crédit responsable, nous avons cette fondation en amont afin d’expliquer. Ensuite, nous tentons de faire de la publicité sur le crédit qui soit en rapport avec la réalité, de répondre à chaque client en difficulté et, au bout de la chaîne, nous avons créé une médiation pour les personnes qui ne parviennent pas à trouver une solution avec nos services clients. Et nous nous sommes engagés à suivre toutes les décisions prises par notre médiatrice. Avec tout cela, je pense que les gens ont toutes les cartes en main pour gérer au mieux leur crédit.

 

Propos recueillis par Nicolas Valiadis

 

  * marque commerciale de BNP Paribas Personal Finance 


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